Comment payer sur internet sans carte bancaire ?

Comment payer sur internet sans carte bancaire ?
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Il est difficile de déterminer qui, de l’informaticien ou du pirate informatique, est le plus fort. On entend beaucoup parler des victoires de ce dernier, car lorsqu’un vol de données est réussi, le résultat fait mal. Afin d’embaucher du personnel toujours plus compétent, les banques demandent à leurs candidats de pirater un système étanche. Même cette prise en main rigoureuse de la sécurité n’empêche pas les vols de données, et donc d’argent. De guerre lasse, il semble que la solution la plus sécurisante soit de payer en ligne sans CB. Mais comment acheter sur Internet sans cela ? Réponse : avec un portefeuille virtuel, une carte virtuelle ou un abonnement Internet.

La solution du portefeuille virtuel


Un compte bancaire compartimenté

Le principe est simple : une société de paiement sans CB ouvre un compte dans une banque. Puis, elle propose à des marchands Internet d’installer une application sur leur site. Cette application permettra aux internautes de faire virer une somme d’argent depuis leur portefeuille virtuel, vers celui du marchand.

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Payer sur Internet de cette façon

Pour alimenter leur compte, les internautes effectuent un virement, utilisent un chèque ou une carte de crédit. Une fois lcelui-ci approvisionné, il suffit de cliquer sur l’icône « acheter » sur le site du marchand. Il s’agit du procédé le plus simple pour payer en ligne, c’est pour cette raison qu’il intéresse le particulier.

Lorsque l’on est interdit bancaire, on est inscrit au Fichier Central des Chèques (FCC), mais cela ne signifie pas que l’on soit interdit de compte. Toute personne a le droit d’un posséder un. 

La sécurité du portefeuille virtuel

Payer sur Internet de cette façon signifie ne pas donner son numéro de compte à une tierce partie. Lorsque la transaction s’effectue entre l’acheteur et le marchand, ce dernier ne reçoit pas de données, même cryptées, pouvant être utilisées à des fins de piratage. L’internaute peut augmenter son niveau de sécurité en ne rechargeant son compte qu’avec une petite somme.

Si dans le pire des scénarios un hacker arrivait à pénétrer son compte, il ne pourrait prendre que la somme qui s’y trouve. Car le portefeuille virtuel ne peut servir à régler des achats sur Internet, que s’il est alimenté. Pour acheter, l’utilisateur doit donner son adresse e-mail, avec généralement un code secret, une question secrète ou une date de naissance.

La carte bancaire virtuelle


La réponse des banques

portefeuille virtuelDevant la montée en puissance des portefeuilles virtuels, les banques se devaient de réagir. Elles ont donc mis au point un système concurrent : la carte bancaire virtuelle. Il s’agit toujours d’un paiement sans CB, effectué via une carte de paiement spécialement créé pour une seule transaction.

Dans la pratique, l’acheteur demande une à sa banque afin de payer sur Internet. Il peut par ailleurs la dédier uniquement pour un achat précis, par exemple un voyage. Si de l’autre côté de l’ordinateur un escroc utilise les fonds pour acheter autre chose, l’assurance rembourse l’acheteur.

L’internaute peut également l’utiliser pour un marchand précis, ou pour un montant précis. Une fois que la transaction a eu lieu, elle s’éteint automatiquement, aucun paiement supplémentaire ne peut être effectué avec. Elle n’est pas rechargeable, pour un prochain achat l’internaute devra en demander une nouvelle.

Intéressant pour le particulier fiché Banque de France

Cette solution est intéressante pour les personnes fichées à la Banque de France. Rien n’empêche une personne comme cela d’en demander une à sa banque, pour une seule et unique transaction. La banque sait que le demandeur ne pourra pas utiliser cette méthode avec exagération, car elle n’est valable que pour une seule transaction et un seul montant.

L’abonnement Internet : en toute discrétion


Régler ses achats avec sa facture

régler sur le netLe règlement par abonnement Internet est la réponse des fournisseurs d’accès aux portefeuilles et cartes virtuelles. Certains grands acteurs d’Internet passent des accords avec des marchands. Les internautes auront ainsi la possibilité d’effectuer leurs achats en ligne sans CB, ils les régleront en même temps que leur abonnement.

Lorsqu’ils comparent les délais d’encaissement et les coûts en utilisant les cartes bancaires, les marchands se rendent compte qu’ils ne sont pas perdants et se prêtent au système de bonne grâce.

Une limite pour éviter les abus

Payer ainsi pourrait mener à quelques dérapages. Des internautes pourraient accumuler les achats en oubliant de jouer de la calculette, et se retrouveraient en fin de mois avec une facture élevée. Les marchands tout comme les fournisseurs d’accès, ont tout intérêt à éviter cette situation. C’est pour cela que ce système comporte une limite de dépense mensuelle. 60 € chez certains, 100 € chez les autres.

Et pour une personne fichée ?

Cette dernière a ainsi la possibilité de régler son abonnement en espèces, sans qu’aucune somme ne transite par son compte bancaire. Une bonne manière d’allier sécurité et discrétion.

Le paiement sans contact

Le paiement sans contact est annoncé comme une révolution. Dans la pratique, un acheteur se rend chez un marchand mais ne paye, ni en espèces, ni avec une CB. Il pointe son Smartphone sur une machine, et la transaction se fait de l’un à l’autre.

Techniquement, il s’agit ni plus ni moins que de l’utilisation d’une carte virtuelle ou d’un portefeuille virtuel, actionnant les transactions avec une touche de téléphone. Pratique et rapide, ce procédé pourrait bien devenir notre quotidien dans les 5 prochaines années.