LOA et LLD pour FICP: Mon Dossier Leasing Interdit Bancaire (Suisse, Luxembourg, Belgique, Allemagne)

LOA et LLD pour FICP: Mon Dossier Leasing Interdit Bancaire (Suisse, Luxembourg, Belgique, Allemagne)
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Plutôt que de faire un prêt sur gage pour une voiture ou de tenter désespérément de faire un crédit auto pour interdit bancaire, pourquoi ne pas se tourner vers le leasing ? En effet, il faut savoir que dans certaines conditions, la LOA (location avec option d’achat) pour un FICP (interdit bancaire) ou la Location Longue Durée (LLD) avec un fichage FICP est possible. A contrario, un crédit facile pour interdit bancaire est plutôt utopique. Et si ça ne fonctionne pas en France, il y a d’autres pays en Europe, qu’il s’agisse de faire une LLD en Belgique, un leasing au Luxembourg pour les particuliers, ou de louer une voiture de luxe en Allemagne.

Qu’est ce que la LOA (location longue durée) ?


Mais faisons les choses dans l’ordre. Il serait bon de commencer par expliquer ce terme, pas toujours compréhensible pour les néophytes. Marre de rechercher un crédit auto pour FICP ? Essayer la LOA, la location avec option d’achat. C’est une formule qui a le vent en poupe, surtout en période de crise. Concrètement, il s’agit de louer une voiture neuve et d’avoir la possibilité de l’acquérir une fois le contrat de location terminé. Pendant toute la durée du contrat, on règle des loyers.

Mais attention de ne pas se tromper dans les termes : la voiture continue d’appartenir à l’établissement de crédit, le particulier n’en devient propriétaire que s’il lève l’option d’achat. Quelques personnes mal informées se sont faites avoir. La loi Lagarde est donc venue mettre un peu d’ordre dans tout cela pour protéger un peu le consommateur, en tout cas faire en sorte qu’il soit informé correctement.

La location avec option d’achat : une bonne idée ?

Cela peut éviter de faire un prêt à la consommation, et tous les véhicules sont concernés par la formule. On peut ainsi obtenir par ce biais une auto neuve (ça fonctionne aussi avec les véhicules d’occasions maintenant), mais aussi une moto, un camping car, un bateau…

Mais comme tous les financements dits « atypiques », il faut bien comprendre son fonctionnement, et peser le pour et le contre avant de s’engager sur un temps plutôt long. Car nous ne le répéterons jamais assez : il ne s’agit pas d’une vente, mais d’une location (dans un premier temps) qui fonctionne comme un crédit classique, sauf qu’à la fin, rien ne nous appartient : tableau d’amortissement, assurance (fortement conseillée car un vol est vite arrivé) et remboursements mensuels.

L’avantage, c’est que même avec de petits revenus, on peut conduire la voiture de ses rêves, que l’on soit en mesure financièrement de lever l’option d’achat ou non. On parlera alors de payer la valeur résiduelle du bien.

Faire un crédit ou souscrire un contrat LOA ?


On peut se demander quelle est la meilleure formule, mais en fonction de sa situation financière, on n’a pas toujours le choix des armes pour pouvoir rouler ! Dans les 2 cas, il faut régler des loyers, c’est un fait. Ceux-ci sont fixes, on connait donc la somme qui va être prélevée tous les mois. La différence réside essentiellement dans la notion de propriété. Quand on achète une voiture après avoir fait un crédit elle nous appartient.

Quand on passe par la LOA, c’est le contraire. Si on ne règle pas la valeur résiduelle à la fin, il ne reste rien, un peu comme un locataire pour son logement. Mais peut-on parler de pure perte pour autant ? Car un véhicule qui a beaucoup roulé, au final, ne vaut plus grand chose. Mais attention : les frais sur le véhicule, la carte grise restent à la charge du locataire.

Mais passer par la location longue durée (à ne pas confondre avec un leasing pour interdit bancaire ou avec un leasing pour fiché FICP) permet de ne pas se démunir d’une grosse somme pour pouvoir rouler dans une belle voiture. Une formule plutôt adaptée aux véhicules haut de gamme. De toutes façons, il faut comparer les deux formes de financement avant de se décider.

Exemple de Location Longue Durée pour interdit bancaire

location longue durée voitureVenons-en maintenant à ce qui intéresse les FICP : est-ce que c’est pour eux ? Tout va dépendre de la société de leasing. Celle-ci peut ne pas interroger la Banque de France, bien qu’elle soit en principe obligé de le faire. Dans l’optique où le dossier passerait, il faut savoir que ce genre de location s’étale entre 6 mois et 5 ans, pour du neuf ou de l’occasion.

Mais soyons francs : rares sont les sociétés qui ne vont se contenter que de la photocopie du permis de conduire et d’un justificatif de domicile… A moins de demander un caution en échange, celle-ci couvrant au moins un trimestre de location, et lui laissant le temps de récupérer la voiture en cas de non paiement dans les délais.

Note : avec l’assurance tout risques comprise, ça sera encore plus cher. Si vous êtes fiché BDF et que vous trouvez ce genre de service, préparez-vous à en payer le prix. Les interdits bancaires sont des vaches à lait, car souvent ils n’ont pas trop le choix, et certains en profitent.

Voici un exemple du type d’auto qu’on peut louer en LLD ou LOA (annonce trouvée sur le net). Pour une 207 diesel : 125 euros par mois, sur 4 ans. On doute quand même de la fiabilité de cette proposition. Attention aux arnaques donc, elles sont légions.

Faire du leasing en Suisse quand on est FICP en France


La solution peut aussi parfois être de s’expatrier, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Car d’autres pays européens sont un peu moins regardant que les sociétés de leasing françaises, soumises à la loi Lagarde, car assimilées à des établissements de crédits, dans l’intérêt du consommateur parfois un peu crédule, surtout quand il connaît des difficultés financières l’ayant menées à une interdiction bancaire classique.

La Suisse a ainsi longtemps été le grand pays du leasing, surtout pour louer de grosses cylindrées rutilantes. Un fichage FICP n’empêche donc pas de se rendre dans la succursale d’un de ces organismes à Zurich ou ailleurs dans le pays. Chaque organisme est libre de sa décision, en fonction des garanties apportées. Pourquoi refuser de louer si elles sont suffisantes et que le client gagne bien sa vie ?

Car beaucoup de personnes ne peuvent faire autrement que d’avoir un véhicule pour aller travailler. Et face à un refus de crédit, on peut aller jusqu’à perdre son travail si on ne peut plus se déplacer. Attention toutefois : un contrat suisse, ce n’est pas un contrat français. Bien le décortiquer avant de signer, notamment pour savoir ce qui se passe en cas de problème : accident, non paiement… En cause notamment : les frais de rétractation. Ils peuvent être énorme. Pour avoir le droit de changer d’avis, il faudra mettre le prix.

Les spécificités suisses

LOA SuisseTout comme en France, il y a deux formules : LLD et LOA, la seconde se différenciant de la première par la possibilité de devenir propriétaire du véhicule à la fin en réglant le supplément prévu au contrat. Au niveau des loyers, ceux-ci diminuent avec le temps, une durée courte reviendra donc beaucoup plus cher en comparaison.

Les organismes financiers suisses ne vont pas se boucher les oreilles ni fermer les yeux. Ils vont demander des pièces justificatives. Après tout, si l’affaire se fait, vous aller repartir avec une grosse voiture leur appartenant, donc on comprend. Ce qui va être regarder en premier ? Les revenus. Si vous gagnez bien votre vie, le dossier passera.

Que les smicards ne se donnent pas la peine de passer la frontière, ils n’ont aucunes chances. A un moment, il faudra aussi parler de ses dettes, afin que le calcul du taux d’endettement puisse se faire, tout comme pour un crédit immobilier. Si malgré votre fichage FICP vous avez les moyens de payer, il y a des chances que ça passe en Suisse.

Reste le taux. Car il ne s’agirait pas de faire une mauvaise affaire. C’est là qu’il va falloir vous montrer bon négociateur, surtout si vous voulez souscrire à l’option d’achat.

Les sociétés de leasing en Suisse

Elles sont nombreuses et variées, et bien souvent ce sont les concessionnaires eux mêmes qui s’y collent, ce qui rassure quand à la fiabilité des véhicules confiés. Si vous passez du côté de Genève, allez donc faire un tour (si le coeur vous en dit) du côté des concessionnaires Mercedes (de bonnes routières), de Mini (un style impeccable), de Volkswagen (toujours fiable malgré les récents scandales), et de Ford.

Et si finalement, vous considérez l’option comme mauvaise, ou non adaptée à votre situation, il est toujours possible de faire un crédit classique en Suisse, et d’y emprunter une somme d’argent.

Au Luxembourg


LOA LuxembourgLe Grand Duché est dans le peloton de tête des pays où le leasing est roi. Il faut dire que les allemands, les suisses, les luxembourgeois et les belges aiment les grosses voitures, celles qui roulent vite et avec lesquelles ont peut avaler des kilomètres.

Celles-ci étant pour beaucoup inaccessibles à l’achat, la location connait un beau petit succès. Pour comparer avec l’immobilier, c’est comme si vous vouliez un 100 m2 dans le seizième. Le louer, c’est possible, pour l’acheter mieux vaut avoir hérité d’une grande fortune. Mais revenons en au Luxembourg. De sport ou de prestige, il y a forcément la voiture qui est faite pour vous si vous devez remplacer votre auto.

Les fichés BDF aiment bien le Luxembourg

Car le leasing y est presque une seconde religion, à des prix très compétitifs par rapport à ceux qui sont pratiqués en France. Mais tout comme la Suisse, il faudra montrer patte blanche quant à ses revenus, qui devront être suffisants pour convaincre son interlocuteur sur place. Ce qui lui importe à lui, ce n’est pas que vous soyez un pilote de F1, mais que vous puissiez payer vos loyers sans qu’il ait besoin de vous coller un huissier aux basques.

Les conditions luxembourgeoises

En cherchant bien, il y aura bien une solution de financement qui sera faite pour vous, que vous soyez un particulier ou une entreprise. Bonne nouvelle : l’avance de TVA ne se pratique pas au Luxembourg. En contrepartie, on ne peut pas en amortir le coût (pour les sociétés).

Par contre, préparez-vous quand même à devoir régler un 1/3 de la valeur du véhicule en premier lieu, avant de régler les loyers à suivre. Une immatriculation luxembourgeoise peut avoir d’autres avantages, comme celui de la confidentialité. La carte grise y est en effet anonyme.

Besoin d’argent

Il faut quand même avoir à l’esprit qu’il faut avoir de l’argent de côté pour se lancer dans cette aventure là. En cause : le montant du dépôt de garantie, qu’il faudra régler à la signature du contrat. En fonction de la voiture, de 15 à 30% de son prix.

Même chose pour les mensualités. Il se peut qu’elles soient majorées au départ, et minorées dans les derniers mois. Si vous roulez beaucoup, la solution peut ne pas être très avantageuse, car le nombre de kilomètres qu’il est possible de faire est limité. Un VRP par exemple va vite atteindre le quota. Et tout kilomètre supplémentaire entrainera une facturation et des pénalités (prévues dans le contrat). Même chose si le véhicule ne vous convient plus, pour x raisons. En changer est possible, mais cela entraînera de nouveau un surcoût.

Etre interdit bancaire et aller au Luxembourg

Le Grand Duché, terre d’asile pour FICP français ? N’exagérons rien. Mais quand même, le pourcentage de chance de pouvoir posséder une voiture par ce biais est un peu plus élevé qu’en France. Car une fois sur le fichier des incidents de remboursement de crédit, dur dur d’en sortir. Il ne fait pas force de loi, mais est librement consultable par les organismes financiers sur le territoire qui en tirent leurs propres conclusions.

Au Luxembourg, on va demander les revenus, mais aussi exiger une caution importante. Si fichage en France il y a, il est peut-être bon d’y ouvrir aussi un compte bancaire dans une banque locale, à condition de pouvoir le faire légalement bien entendu.

Un petit mot sur les prix : ils sont quand même assez bas au Luxembourg, et cela peut même donner des envies de LOA à ceux qui n’en n’ont pas encore. Vous aviez toujours rêvé d’une Porsche ou d’une grosse voiture de sport ? Et bien c’est peut-être le moment. Une dernière info sur les PV : en raison des accords entre la France et le Luxembourg, vous n’y couperez pas.

Trouver une société sérieuse de leasing au Luxembourg

Ca va peut-être être l’étape la plus compliquée. Car quand on est résident français, on ne connait sans doute pas les bons plans sur place. Pour mettre toutes les chances de son côté, le mieux est de commencer par les journaux qui diffusent des annonces spécialisées, même chose pour les sites Internet.

Vous y trouverez sans grand mal les coordonnées des concessionnaires ayant pignon sur rue. Pour tout ce qui concerne l’immatriculation et l’assurance, le plus apte à vous renseigner, c’est lui. Attention : beaucoup de spécialistes ne s’adressent qu’aux sociétés.

Leasing ou pas, étranger ou pas, rappelons que la loi stipule qu’il faut s’immatriculer dans son pays de résidence.