7 Métiers Bien Payés SANS Diplôme: GROS Salaire Sans Le Bac!

7 Métiers Bien Payés SANS Diplôme: GROS Salaire Sans Le Bac!
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Contrairement à ce qu’on voudrait bien nous faire croire, il n’y a pas que les études dans la vie. On peut travailler sans le bac et gagner beaucoup d’argent. Le salaire d’un plombier et celui d’un pilote de drone civile en sont deux exemples parmi une longue liste. Attention, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas avoir de qualifications, mais on peut les acquérir via une formation gratuite payée par Pôle Emploi ou par un autre organisme. 

Sans trop d’études, certains s’en tirent très bien : un plombier à son compte, un chauffeur de maître, et le salaire d’un conducteur de TGV en fin de carrière laisse rêveur, même sans avoir le bac. Trouver un emploi très bien payé sans qualifications est plus difficile, mais pourquoi pas partir à l’étranger pour tenter sa chance ?

On recrute au Canada ou en Afrique (Angola, Gabon…), notamment pour le forage en pleine mer. A suivre, les métiers qui rapportent le plus d’argent, même quand on n’a pas été trop loin à l‘école.

Plombier : jusqu’à 5000 euros par mois

Le fantasme du plombier qui gagne très bien sa vie est une réalité. Seulement, pour cela, il faut être son propre patron. Qui aurait cru que réparer des canalisations et changer des robinets pouvait rapporter autant ? Bon, c’est un peu réducteur, ce métier est bien plus large que cela, et c’est l’expérience qui fera de vous un bon plombier, avec la clientèle qui va avec. 

Travailler à son compte permet d’embaucher un ou des apprentis, et de se faire seconder sur les chantiers. Le plus souvent, ceux-ci sont chez des particuliers. Il ne faut pas avoir peur de travailler tard ou le week-end pour réussir, les urgences étant fréquentes (mais aussi très bien payées si en dehors des heures d’ouverture).

Comment devenir un plombier riche ?

Le terme est un peu fort, mais avec cinq mille euros net par mois, on peut en tout cas bien s’installer dans la vie. Ce salaire est dans la fourchette haute de ceux que peuvent toucher les artisans.

On peut exercer avec un simple CAP, un BEP, mais aussi pousser jusqu’au bac pro, avec une spécialité, comme par exemple équipements sanitaires, ou passer une mention complémentaire, une fois le CAP en poche, pour tout savoir sur l’utilisation zinc ou les climatisations.

Pour ceux qui ne veulent pas devenir leur propre patron

Ou du moins pas tout de suite : il existe des possibilités d’évolution certaines, tant les besoins sont importants, notamment si vous travailler dans une grosse entreprise. Il est ainsi possible de « finir » conducteur de travaux ou chef de chantier.

Toutefois, travailler ainsi pour quelqu’un d’autre, en début de carrière, ne rapportera pas beaucoup plus que le SMIC, raison pour laquelle beaucoup de jeunes se forment en travaillant quelques années pour un patron, puis se mettent à leur compte. Dans tous les cas, les offres d’emploi ne manquent pas dans les secteur et il n’est pas difficile de trouver un CDI si on est un tant soi peu sérieux.

La Suisse, le nouvel eldorado des plombiers ?

Les plombiers en Suisse sont très bien payés, 4500 euros pour un débutant ! C’est la raison pour laquelle beaucoup de jeunes notamment choisissent de s’y expatrier quelques années le temps de mettre assez d’argent de côté pour monter leur boîte.

Mieux encore: ils vont s’installer près de la frontière, côté français pour profiter des prix plus attractifs et travaillent pour une société suisse avec le salaire qui va avec. Ils gagnent sur tous les plans, ce qui ne plait pas trop d’ailleurs à la main d’oeuvre locale.


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Passer la douane suisse chaque jour n’est pas un problème

C’est comme prendre le RER pour aller au boulot. Les patrons payent très bien leurs employés en Suisse car la demande est forte, et s’ils ne le font pas, les plombiers vont voir ailleurs. Il y a du travail pour tout le monde, et on y embauche à tour de bras.

Attention toutefois: il n’y a pas que les français qui essayent d’y travailler, vous vous retrouverez aussi en concurrence avec des plombiers grecs ou polonais, qui eux, ont vraiment l’impression d’avoir gagné au loto. Les travailleurs de l’est représentent une concurrence importante.

Vous devez aussi bien prendre en compte que les prix en Suisse sont élevés si vous choisissez de vous y installer, ils sont donc en rapport avec les salaires même si le niveau de vie y est meilleur qu’en France. Si vous habiter de l’autre côté de la frontière, c’est moins cher, mais les propriétaires en profitent aussi un peu pour monter les loyers, en connaissance de cause.

Éboueurs (ripeur) : et si vous alliez travailler à New York ?

Vider les poubelles, ça rapporte, et éboueur fait partie des métiers bien payés sans diplôme, où il y a toujours du recrutement. Il y a une ville dans le monde où nombreux sont ceux qui veulent faire ce métier : New York, aux Etats-Unis.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on y gagne 6000 dollars par mois (5000 euros), et que les habitants de la ville respectent beaucoup ce métier, pas comme à Paris ou les voitures klaxonnent dès qu’elles patientent 5 minutes derrière un camion de poubelles.

Débuter

Pour un débutant, c’est 2500 euros par mois, mais on peut évoluer très vite, et cela, sans avoir été à l’université ! Un sur-diplômé mettra parfois des années avant de gagner cette somme. Il faut juste avoir la forme et si possible avoir son permis poids lourd, ce sont les chauffeurs qui gagnent le plus.

On compare même les ripeurs à des héros, c’est dire à quel point les éboueurs sont bien considérés. Il est vrai que sans eux, la ville tourne au ralenti. Les conditions de travail, elles, sont un peu rudes, surtout en hiver où il y a toujours de la neige, et en été, les grosses chaleurs.

Le revers de la médaille, c’est que nombreux sont ceux qui postulent, il y a une liste d’attente longue comme un champ de course et on peut patienter des années avant de décrocher un entretien.

La France fait moins rêver les éboueurs

En France c’est beaucoup moins que cinq mille euros par mois… Ramasser et transporter les ordures n’est pas considéré chez nous comme un métier d’avenir. C’est une erreur, il n’y a qu’à voir le bordel qu’il y a dans les rues à la moindre grève. Le salaire, quand on démarre, c’est le SMIC, donc moins de 1500 euros par mois. Après, il est toujours possible de faire des heures supplémentaires pour l’améliorer.

À lire pour en savoir plus : le salaire d’un éboueur.

La difficulté, en plus des odeurs (mais il parait qu’on s’y habitue très vite) reste les horaires décalés. On commence souvent très tôt le matin, aux aurores, et il est aussi possible de travailler de nuit selon la tournée.

Il n’y a pas de diplôme requis, mais certains CAP permettent de faire passer son CV sur le haut de la pile, comme celui de gestion des déchets et propreté urbaine. Pour se faire recruter, il faut envoyé sa candidature aux mairies, ou aux sociétés qui sont en charge de l’enlèvement des ordures qui agissent comme des sous-traitants.

Devenir conducteur de benne à ordures est quand même la meilleure évolution possible. D’abord, on est moins en contact avec les déchets, et le salaire est plus important. Il est souvent possible de faire sa formation chauffeur poids lourd quand on est en poste, celle-ci pouvant être prise en charge par sa société si elle a des besoins.

Pourquoi le métier peut séduire ?

D’abord parce que son image s’améliore aux yeux du grand public, c’est la raison pour laquelle il y a de plus en plus de candidats. Beaucoup acquièrent le statut de fonctionnaires s’ils travaillent pour la ville et ont donc la sécurité de l’emploi.

Commencer tôt arrange bien des gens, cela permet d’aller chercher les enfants à l’école quand on a une famille à charge. Le salaire n’est pas si mauvais, on arrive vite à 2000 euros par mois, avec un peu d’expérience.

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Travailler sur une plateforme pétrolière

À lire aussi pour en savoir plus sur ce métier : travailler sur une plateforme pétrolière sans diplôme.

Tout ce qui touche à l’exploration pétrolière rapporte. Seulement, la filière est quand même tributaire des grandes tendances du prix de l’or noir, puisque les investissements des grandes compagnies se font en fonction. Toutefois, l’arrivée de l’Iran sur ce marché risque fort de redynamiser l’emploi à la hausse car le pays a besoin de moderniser ses infrastructures.


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Sinon, ailleurs dans le monde, dès qu’un puit est découvert, ce sont de nouvelles embauches à la clé. Travailler dans ce secteur impose donc de passer de long mois à l’étranger, avec des plages de repos très courtes.

En contrepartie, les congés sont regroupés, ce qui permet de rentrer se reposer chez soi un long moment avant de repartir. Le rythme est à peu près d’un mois un mer, et d’1 mois à la maison.

Récemment, le gaz de schiste a été un formidable vecteur de rebond pour l’emploi. Ca embauchait de partout, comme à l’époque de la ruée vers l’or. Sauf que depuis que le baril est en dessous des 30 USD, cette extraction n’est plus rentable.

Quels sont les salaires sur une plateforme pétrolière ?

On y trouve de nombreux métiers, de l’ouvrier foreur, en passant par le contrôleur, par l’ingénieur, par le géologue… Rappel : il n’est pas possible de travailler sur une plateforme pétrolière à son compte, mais les conditions de travail font que ce sont toujours des boulots qui sont très bien payés.

Les responsables de forage et les géologues étant ceux qui gagnent le plus, près de 10000 dollars par mois (un peu plus de 9000 euros). Pour un ouvrier, le salaire est de 4000 dollars par mois (3600 euros).

Quand on sait que sur place, on est nourri, logé, blanchi, qu’on travaille beaucoup et donc qu’on a rien a dépenser, c’est du net dans la poche. En plus, les compagnies règlent souvent les billets d’avion aller retour au départ du pays d’origine.

Combien ça gagne ?

Un chef de chantier off-shore peut facilement gagner 15000 euros par mois, mais les places sont rares. Pour cela, il faut être prêt à bosser jusqu’à 14 heures par jour, mais ce petit magot amassé permettra d’investir un peu dans l’immobilier par exemple, et donc de ne pas faire cela toute sa vie. C’est un poste d’encadrement, et il faut veiller à la sécurité de ses hommes. La moindre erreur se paye cash.

Bien sur, si vous vous engagez, vous ne commencerez à ce poste là, mais les évolutions sont rapides et fréquentes sur les plateformes. Bon, il faut quand même avoir un niveau d’ingénieur et bien parler l’anglais.

L’avenir du métier

Les salaires ont explosé à la hausse, et quand le baril a tutoyé les 100 dollars, c’était de la folie. Même si les choses ont un peu changé depuis la baisse (ça ne va sûrement pas durer longtemps d’ailleurs malgré la volonté de l’Arabie Saoudite), un peu dire qu’on y gagne deux fois plus qu’il y a 5 ans.

Car la main d’oeuvre, même si elle est très bien payée ne se bouscule pas tant que cela, surtout pour les emplois qualifiés.

Il faut être physiquement au top et avoir un bon moral, être isolé en pleine mer peut conduire à la dépression. Pour y travailler, il est possible de postuler directement auprès des compagnies pétrolières ou bien de passer par un chasseur de têtes.

Chauffeur VTC

Voilà une profession qui est sous le feu de l’actualité depuis quelques temps, les taxis ayant du mal à voir s’éloigner leur perspective de revendre leur licence au prix fort.

Le principe est pourtant le même : transporter des personnes et se faire payer pour cela, mais avec un prix convenu avant le départ, contrairement à un compteur de taxi qui tourne jusqu’à l’arrivée.

Pour les VTC, la réglementation est assez stricte, avec par exemple l’interdiction de charger des gens au hasard des rues. Ils doivent être réservés par les utilisateurs, ce qui est de plus en plus facile avec les smartphones et la géolocalisation. Les voitures, elles, doivent être plutôt luxueuses, avec un standing haut de gamme.

Si vous voulez devenir chauffeur VTC

Il faudra vous armer de votre plus beau sourire, car le sens du service et la discrétion est primordial, la concurrence étant rude dans le secteur.

Pour exercer, pas besoin d’avoir le bac : un permis B de plus de 3 ans et un casier vierge suffisent. Toutefois, pour ceux qui n’ont pas d’expérience dans le transport de personnes, il faudra suivre une petite formation de trois mois pour se voir délivrer la carte professionnelle.

C’est un métier où il est assez facile de se mettre à son compte. Niveau rémunération, il faut compter 3000 euros en étant son propre patron, et 2000 si on travaille pour quelqu’un.

Un métier pas facile

On a l’habitude de comparer ce secteur à un monde de requins, conduire un véhicule de tourisme n’étant pas de tout repos. Car la concurrence entre chauffeurs fait rage, et que quand on a un bon client régulier, on ne veut pas le lâcher. 

Le statut d’autoentrepreneur apporte des revenus conséquents, mais conduire toute la journée les vaut bien, tant c’est éprouvant pour le corps, le cerveau, et les nerfs.


Egalement sur le site : le tarif social Internet


Oubliez les 35 heures si vous vous mettez à votre compte. De plus, il y a pas mal de charges à payer, nous sommes en France, ne l’oubliez pas : RSI, loyer pour rembourser la voiture, assurance, essence, entretien…

Le chauffeur de grande remise (limousine…)

On l’appelle aussi chauffeur de maître. Le métier est intéressant, car on peut être amené à conduire des personnalités : grands patrons, politiques, acteurs, sportifs… On conduit aussi de très belles voitures.

Le salaire se compose d’un fixe, environ 2000 euros, mais selon les sociétés, il est aussi possible d’avoir un pourcentage sur les missions. N’oubliez pas les pourboires : ils permettent d’augmenter le salaire d’une façon assez importante.

La formation la plus réputée

Si ce secteur embauche beaucoup, il faut toutefois se former pour pouvoir postuler dans les meilleurs postes. Etre un chauffeur de limousine ne s’improvise pas, surtout quand on transporte des personnes importantes, avec les exigences qui vont avec.

L’Académie des Chauffeurs de Prestige forme les futurs chauffeurs pour leur permettre d’obtenir leur carte professionnelle. Les modules comprennent une partie théorique pour tout connaitre de la réglementation et une autre pratique avec un stage de conduite poussé.


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Il y a également 2 semaines qui sont consacrées à améliorer l’anglais des candidats. Un examen viendra ensuite valider ses connaissances.

cCoût de la formation de 250 heures : un peu moins de 3000 euros. Si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez essayez de vous faire financer cette formation, ou bien décrocher un crédit pour chômeurs.

Pilote de drone

Voilà un nouveau métier qui fait aussi beaucoup parler de lui. Les emplois de pilotes sont de plus en plus nombreux à être créés, dans beaucoup de secteurs, comme le cinéma et l’agriculture. S’il y a bien un métier en pleine croissance, c’est celui-ci, car les entreprises s’y mettent : on parle de 20000 emplois créés dans les 5 prochaines années.

Mais il faut des personnes pour les piloter et être capable de prendre des photos avec par exemple, ou de procéder à des relevés cartographiques. Et il n’est pas nécessaire d’être un pilote d’avion pour cela.

piloter des drones

Toutefois, guider un objet volant identifié ne s’improvise pas, car il peut tomber et blesser des gens. Pour l’instant, dans la plupart des situations d’utilisation, un brevet théorique de pilote d’ULM est demandé.

Ensuite, il faut savoir se servir du drone, comment le faire voler, à l’aide d’une formation spécifique d’au moins 2 mois (il en existe une quarantaine en France réparties un peu partout dans le pays), avant de passer une validation de ses acquis devant son formateur.

Toutefois, tout cela devrait évoluer vers un certificat de qualification professionnelle avec plus de contrôles. L’idéal est de maîtriser une formation complémentaire dans l’audiovisuel ou le BTP.


Pour en apprendre plus : les avantages pour les chômeurs


Bon à savoir: certains postes sont même proposés dans des agences d’intérim spécialisées dans l’aéronautique. Nous sommes ici face à un métier d’avenir, avec de nombreux débouchés.

Exemple d’une offre d’emploi pour un télé-pilote de drone en France

Elle émane du secteur du génie civil et plus particulièrement d’un constructeur de drones et propose un salaire d’environ 3500 euros mensuel.

La formation requise est un BTS ou un DUT, et une expérience de 2 ans est exigée. Il faut donc être capable de transporter le matériel dans de bonnes conditions, de l’entretenir, d’assurer la sécurité de toutes les personnes présentes, et de réaliser les missions demandées.

On demande en plus de la précision et de la concentration, da savoir parler anglais et d’avoir si possible une connaissance supplémentaire dans les capteurs infrarouges.

Le salaire constaté dans ce type d’offre est généralement supérieur à 3000 euros par mois. Tout dépendra bien sur des connaissances de chacun et de ce qu’un candidat sera en mesure d’apporter en plus à l’entreprise pour faire croitre son chiffre d’affaire.

Beaucoup de pilotes sont auto entrepreneurs

Et ils ont bien raison d’en profiter, car il y a encore peu de candidats et beaucoup de postes à pourvoir dans un marché qui ne devrait pas tarder à exploser. Ii y a donc sûrement beaucoup d’argent à se faire dans la vente de drone de divertissement mais aussi dans le pilotage de ceux-ci pour un usage professionnel. Pour mémoire, le leader français du secteur est la société Parrot.


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Parmi les pilotes, on en compte donc plus de la moitié qui sont auto-entrepreneurs, ou installés en micro-entreprise. Pour l’instant, les prestations associées sont surtout centrées autour de l’audiovisuel et de tout ce qui est artistique en général. Mais travailler pour des secteurs comme l’agriculture, la sécurité, le BTP ou l’énergie est beaucoup plus rentable.

Reste qu’être à son compte, c’est aussi le besoin d’investir pour avoir les dernières nouveautés afin de rester concurrentiel. Il faut donc avoir les reins solides au risque de se faire très vite dépasser par les nouveaux arrivés sur le marché.

Autre obstacle : la législation, qui est pour l’instant encore un peu flou, avec notamment l’interdiction de voler la nuit.

Conducteurs de TGV : attention aux rumeurs et aux idées reçues !

On imagine pleins de choses sur les conducteurs de TGV, mais celles-ci sont-elles vrai ? Il faut dire que beaucoup de gens s’énervent pendant les grèves, et font courir parfois quelques rumeurs infondées. On leur reproche beaucoup de choses, en particulier le nombre d’heures travaillées par mois, les primes, les indemnités, et les avantages du comité d’entreprise.

Ce sont justement toutes ces choses qui font que conduire un TGV est un superbe métier (en plus de l’intérêt de la fonction, bien évidemment). Mais qu’en est-il réellement ?

devenir conducteur de TGV

D’abord le salaire. C’est vrai qu’en fin de carrière, la paye est belle, mais en moyenne, un conducteur de TGV gagne 3000 euros par mois, dont une partie est constitué de primes (et donc ne compte pas pour la retraite). C’est une part variable de la rémunération qui augmente avec la fonction dans l’entreprise. C’est vrai que c’est un salaire plus que correct, mais on ne devient pas non plus millionnaire en travaillant à la SNCF.

Les horaires

Il se dit souvent que les cheminots ne font pas 35 heures par semaine, mais bien moins. Ce n’est pourtant pas aussi simple que cela. En effet, travailler en soirée, les week-ends, les jours fériés, être d’astreinte, permet d’avoir des repos compensatoires.

Les autres avantages

Quand les conducteurs doivent dormir ailleurs que chez eux, les frais de bouche et d’hôtel sont pris en charge par la SNCF. Ceux qui conduisent des TGV ont une prime supplémentaire par rapport aux cheminots « traditionnels », qui se justifie par leur formation.

Par contre, il n’y a pas de 13ème mois mais une gratification annuelle d’exploitation (moins importante). Pour gagner plus, comme dans n’importe quelle entreprise, il est possible de faire des heures supplémentaires.

Quant à la prime de charbon, elle n’existe plus, et cela depuis de nombreuses années. Toutefois, les salariés touchent un dividende salarial sur les résultats de la SNCF.

La retraite

On dit aussi que les cheminots peuvent partir à 50 ans. D’abord, c’est plutôt 52 ans, et encore, pas pour tout le monde. Seuls ceux qui bénéficient du régime spécial de retraite peuvent partir à cet âge là. Pour cela, il faut faire partie de l’entreprise depuis ses 31 ans.

Mais pour dire toute la vérité, ce départ s’explique d’abord par les cotisations salariales, qui sont plus importantes qu’un employé français lambda. De plus, en cas de départ à 52 ans, le cheminot n’aura pas tous ses trimestres, à moins d’avoir commencé très jeune, et donc ne touchera pas sa retraite à taux plein, à moins de racheter les trimestres manquant.

Voyages et prise en charge maladie

En définitive, si un conducteur de TGV est plutôt bien loti par rapport au reste de la population, il ne faut pas oublier que c’est un travail usant, qui demande une concentration de tous les instants.

Pour compenser cela, les agents peuvent voyager gratuitement sur les lignes du réseau, même quand il sont à la retraite. Même chose pour les membres de leur famille proche, qui ont des réductions. De plus, les salariés peuvent cotiser à la mutuelle de la SNCF, qui les couvre à 100% pour certaines prestations.

En Suisse : une caissière peut facilement gagner 4000 francs suisse par mois !

Cette somme correspond à un peu plus de 3200 euros, et a été un moment débattue pour devenir le salaire minimum dans le pays. Cela veut donc dire que tous les salariés exerçant des métiers non qualifiés, payés l’équivalent du SMIC chez nous aurait pu prétendre à cette somme.

Ca peut paraitre beaucoup, quand on est habitué au niveau de vie français, mais chez nos voisins suisses, cela n’a rien d’exceptionnel de payer autant les petites mains. D’abord, ramené au taux horaire, cela fait moins, car les 35 heures ne sont pas appliquées en Suisse.

Le travail hebdomadaire y est de 45 heures par semaine, et les congés payés de 4 semaines. Pas de RTT donc à se mettre sous la dent pour se refaire une santé quand les semaines sont difficiles à vivre au boulot.

salaire en suisse

Ensuite, ce salaire est calculé sur 12 mois, pas de 13ème mois pour mettre du beurre dans les épinards et partir en vacances. De plus, le seuil de pauvreté est très élevé en Suisse, du fait du cout de la vie. Difficile de vivre correctement sans gagner au moins cette somme.

Se loger à Genève et dans les autres grandes villes du pays coute très cher, mais c’est aussi le cas dans les petites villes et dans les campagnes. Même chose pour la nourriture. Difficile de trouver un bon restaurant à moins de 100 euros.

Faire ses courses à Zurich coute le double que de les faire à Paris. Les suisses dépensent donc plus que les français pour les mêmes prestations : les transports, l’essence, les loisirs, l’assurance maladie qui est privée…

Et dans la grande distribution, donc ?

Si vous êtes caissière, et que vous voulez y travailler pour gagner plus, voici les prix qui se pratiquent. Les salaires peuvent beaucoup varier d’une enseigne à l’autre. C’est chez Aldi que le brut mensuel est le plus élevé, avec 4016 francs suisses. Suivent dans l’ordre Lidl, Migros et Coop.

Les salariés de ces deux dernières enseignes font toutefois moins d’heures que leurs collègues et peuvent faire des heures supplémentaires mieux payées, même chose pour les week-end et les soirées, ce qui équivaut à lisser les rémunérations.

Quand à l’embauche, elle est bonne : il y a des places à prendre. De nombreuses ouvertures de nouveaux magasins sont prévues.

Le bon planRéussir à se loger et à vivre de l’autre côté de la frontière, côté français.

Pourquoi les salaires en Suisse sont si élevés ?

C’est un pays où il est possible de bien gagner sa vie, même quand on est pas cadre, contrairement à la France. Dans le jeu des comparaisons, on touche 3 fois plus là-bas, même sans diplôme.

Et la différence de pouvoir d’achat n’est pourtant pas multipliée par trois par rapport au coût de la vie. Le seuil de pauvreté est donc très loin, même pour ceux qui n’ont pas fait de longues études. Il serait bon de revoir les charges en France à la baisse pour arriver au même résultat !

Quel métier sans diplôme ? Et qui rapportent ? Il y en a beaucoup. A vous de trouver celui qui vous correspond le mieux. N’oubliez que les autodidactes peuvent aussi réussir dans la vie, et que ce n’est parce que on n’a pas été à la fac qu’on ne peut pas s’en sortir.A bons entendeurs…